7 janvier, premier concert de l'année, dans le cadre de la soirée
Destinations Inconnues organisée par l'association
l'œil du Dandy.
Concert quelque peu particulier, puisque c'est en urgence qu'il fut préparé, en moins de trois semaines, en remplacement du set initialement prévu avec Feedback Theory.
Le nouveau set fut rapidement mis en place (deadline extrêmement courte oblige), basé sur mes compos persos, en les adaptant au live set dont je dispose avec Feedback Theory (synthés analogiques et claviers, pas d'ordinateurs, de séquenceurs ou de boîte-à-rythmes. Le tout joué et paramétré en direct, ce qui me jouera quelques mauvais tours).
Pour m'assister dans cette tâche, je demandai à Vincent
Sexauer, ami de longue date et excellent guitariste (entre autres du groupe Dolls Can't, et co-fondateur du groupe de jazz-rock progressif Camembert), qui fut emballé par cette idée. Nous avions déjà travaillé ensemble, puisqu'il a enregistré quelques parties de guitare pour des morceaux en cours de développement, ce qui facilita un peu la tâche lors des répétitions. Répétitions peu nombreuses d'ailleurs, quatre en tout, si ma mémoire est bonne.
Parallèlement, je travaillais de mon côté sur les arrangements des anciens et nouveaux morceaux, les structures à changer, les sons de mes synthés...
Le 7 janvier 2011 vers 17h, nous voilà arrivés au Molodoï. Une organisation quelque peu chaotique au niveau des balances des autres groupes nous obligea à attendre 22H (heure du début de la soirée, et donc heure prévue de notre passage sur scène) pour commencer à installer notre matériel! Pas le temps pour une balance correcte, une simple line-up fut faite, devant un public déjà nombreux. Evidemment, c'est toujours dans des cas de stress que surviennent diverses contrariétés techniques : gros problèmes de branchement pour ma part, puisque j'ai fait l'énorme erreur de changer ma config en début d'après-midi, d'où l'impression d'être légèrement perdu devant ma table Soundcraft 16 voies... A chaque souci de son, grosse galère pour trouver la cause du problème.
Par exemple, au moment de la line-up, arrivé au synthé MFB Nanozwerg, pas de son. Impossible de savoir pourquoi. Je vérifie tout le chemin du branchement audio, je ne comprends pas... Après un temps qui me paraît interminable, je trouve enfin : j'avais connecté l'entrée audio au lieu de la sortie sur le MFB!
Autre erreur : je n'avais pas testé la pédale de sustain que je voulais utiliser avec le clavier du Korg Z1. Au moment de jouer quelques notes, je me rends compte que la polarité n'est pas la bonne! Encore un temps interminable à chercher dans les menus et sous-menus du Z1 pour trouver comment inverser la polarité...
Après une rapide balance (largement insuffisante, nous le comprendrons en cours de concert), nous pouvons commencer à jouer.
Problème : le morceau d'introduction nécessite des réglages assez pointus sur les deux synthés analogiques (MFB et Doepfer), réglages que j'avais prévus de faire avant le début du concert. Là encore, je crois qu'il m'a fallu un temps monstrueux pour paramétrer les deux instruments, accordeur à la main, jonglant entre potentiomètres et câble de patch, me sentant quelque peu seul au monde sur scène, devant un public bruyant et impatient (et sentant également le stress du personnel de la soirée en voyant qu'à 23 heures passées le concert n'avait pas encore commencé).
Enfin, les premières notes retentissent. Le climat apaisant du morceau d'introduction, nouvelle composition intitulée
La Lumière Du Matin, me relaxe un peu... Vincent me rejoint ensuite sur scène.
Surviennent alors d'énormes problèmes au niveau des retours, qui nous suivront tout le long du concert : gros larsen chez Vincent, très grave, qui l'oblige à baisser le volume de son ampli de guitare. J'aurai ensuite beaucoup de mal à l'entendre correctement, couvert par les sons saturés de mes synthétiseurs.
Autre point problématique : j'ai largement sur-estimé ma rapidité à paramétrer mes deux synthés analogiques entre les morceaux... Je suis par moments totalement perdu entre les feuilles des réglages, l'accordeur, les câbles de patch. Concernant ces derniers, j'avais opté pour des câbles de couleurs différentes afin de mieux m'y retrouver. Hélas, les lumières colorées de la soirée (très bonnes d'ailleurs), ont rendu les choses bien difficiles!
Nous avions heureusement prévu ces moments de transition, et Vincent pouvait alors improviser tranquillement à la guitare entre les morceaux...
Malgré ces soucis techniques, nous avons fait de notre mieux, je crois, pour donner le meilleur que nous puissions. Musicalement, quelques inévitables incidents de parcours (concert préparé en moins de 3 semaines et en 4 répétitions je le rappelle!), mais globalement, je crois que nous nous en sommes plutôt bien tirés...
C'est en apprenant de ses erreurs que l'on avance, et je crois que grâce à ce premier concert, nous pourrons faire de grands pas en avant! :)
A bientôt,
Marco.